Bonne moisson à Kouremalé le week-end dernier: le bureau des douanes de cette localité frontalière avec la Guinée vient de saisir un mini bus contenant 5,5 tonnes de cuisses de poulet avariées.

Le bureau des douanes de Kouremalé, dirigé par le commandant Harouna Traore, fait ce qu’il peut. Les nombreuses saisies de produits pharmaceutiques ne sont qu’une partie des marchandises et produits prohibés déversés sur notre marché. Les millions de comprimés douteux qu’il saisit sont fabriqués dans les pays anglophones de l’Afrique de l’Ouest et en Asie. 

Les magasins des douanes de Kouremalé sont, en effet, remplis de ces produits indésirables importés sans aucune espèce d’autorisation. Le drame, c’est qu’ils sont destinés à des officines de pharmacie réputées. Depuis quelques années, un trafic trans-frontalier de type nouveau prend du volume dans la bande frontalière. Des quantités importantes de viande de volaille et de foie d’animaux sont saisies à la frontière par les douanes maliennes. Elles viennent en cartons de plusieurs paquets de 10 kg ou plus. Sur les étiquettes, la provenance est clairement marquée. Quelque fois, il s’agit d’Arabie Saoudite, de l’Australie et très souvent des États Unis d’Amérique.  

La dernière en date était opérée le 20 mars 2018. Ce jour là, les contrebandiers qui ne s’encombrent pas de morale, étaient pris au dépourvu par le commandant Harouna Traore et ses hommes. Aux environs de 21h, à une déviation à quelques 200 mètres du bureau, la cargaison est prise en sandwich par la patrouille. Celle-ci avait déjà reçu l’information sur le mouvement de cette marchandise puante en direction du territoire malien. 

Les agents des douanes ont saisi 555 cartons de cuisses de poulet de chair de 10kg soit 5,5 tonnes de cuisses de poulet destinées à nos ventres en ce mois de ramadan. L’origine serait d’un pays du Golf en provenance de la Guinée Conakry dans un mini bus immatriculé MD, c’est à dire au Mali. 

«D’habitude, sur instruction de ma hiérarchie, je convoie les produits de cette nature au zoo au grand bonheur des fauves. Mais, nous en avons tellement saisi ces derniers temps que le zoo ne dispose plus de place pour stocker les poulets», explique le Cdt Traoré. A défaut, c’est l’incinération en présence des responsables de la gendarmerie et des services phytosanitaires qui constatent l’état dangereux de la viande. 

Pour le chef du bureau des douanes, des saisies de viande et des produits pharmaceutiques sont monnaie courante. Mais celle-ci, précise t-il, est un record jamais enregistré dans notre pays. Informé le directeur général des Douanes,  Aly Coulibaly, a encouragé les services de répression des Douanes à garder l’œil ouvert pour éviter l’introduction de produits susceptibles de menacer la santé et le bien-être  de nos populations.  

Source : COM-DGD